Lapsus d\’Abdoulaye Wade : \ »Je peux nommer le président…\ » – 22 juin 2011

\"LapsusAbdoulaye Wade, président de la République du Sénégal (86 ans), candidat aux prochaines présidentielles de février 2012, parle le 22 juin 2011 de son projet de loi constitutionnelle pour instaurer une élection conjointe du président et du vice-présidence.

\ »Je peux nommer le président de la République.\ » [vice-président]

Ce projet de réforme constitutionnelle agite considérablement le pays, ses opposants y voyant une manœuvre de succession dynastique : si Wade venait à démissionner en faveur d’un vice-président élu, celui-ci pourrait alors nommer comme nouveau vice-président le fils très impopulaire de son prédécesseur, Karim Wade, puis démissionner en sa faveur pour le faire accéder à la présidence sans qu’il ait eu à passer par le suffrage universel. Ce lapsus, abondamment commenté par la presse, achève de mettre le feu aux poudres : le lendemain 23 juin, jour d’examen du texte par le parlement, des manifestants envahissent les rues de Dakar sous le mot d’ordre : « Touche pas à ma constitution » et leurs défilés tournent en émeutes. Elles feront une centaine de blessés et Wade retirera son texte. La contestation s’organise en « Mouvement du 23 juin » et exige depuis que Wade renonce à briguer un troisième mandat.

Source : 22 juin 2011, cité sans élément de contexte par Ibrahima Anne dans son article « Ambitions affichées et desseins inavoués » sur le site du quotidien d’opposition sénégalais Wal Fadjri.

juin 22, 2011
Patrick Levy-Waitz

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