Lapsus de Manuel Valls : « Merci, monsieur le Président de la République »

Lapsus VallsLe Premier ministre Manuel Valls s’apprête, lors de la séance des questions au Gouvernement du 25 octobre 2016, à répondre au centriste Thierry Benoît qui exhorte l’Etat à tenir ses engagements de construire l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. Pour pouvoir lui donner la parole, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone doit d’abord rappeler à l’ordre le bruyant député LR Patrick Balkany, conspué à son tour (celui-ci, accusé depuis 2013 de corruption passive, fraude fiscale et blanchiment, vient de subir deux nouvelles mises en examen, pour blanchiment de corruption et de fraude fiscale aggravée par son caractère habituel, et pour prise illégale d’intérêts).

« Merci, monsieur le président de la République, d’avoir signalé la présence de l’honorable parlementaire, et je vais essayer de répondre à Thierry Benoît… [de l’Assemblée nationale] »

En septembre 2014, Valls avait déjà commis ce lapsus, qui prend toutefois un sens particulier en la circonstance. En dépit de sa loyauté à Hollande mais compte tenu de l’impopularité abyssale de celui-ci, voici quelques jours que des socialistes encouragent la candidature de Manuel Valls à la présidence de la République. D’autres pencheraient plutôt pour Ségolène Royal, contestée à l’instant par Thierry Benoît pour sa récente remise en cause du projet d’aéroport : en saisissant cette opportunité de désavouer sa ministre de l’Environnement pour incarner l’autorité de l’Etat, le Premier ministre rappelle que c’est bien lui le patron… et le meilleur candidat !

Vidéo à 31’ 17’’ :

oct 26, 2016
Patrick Levy-Waitz

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